Myrrophore veut dire “maîtresse des huiles », une femme qui maîtrise l’art de la guérison avec des huiles sacrées, initiée dans les secrets de l’art de l’onction et de l’embaumement. Une myrrophore est différente d’une aromathérapeute et aromachologue dans le sens où elle connecte à la personnalité des plantes avec lesquelles elle œuvre, elle communique avec les plantes et essences qu’elle utilise, elle se connecte à leur esprit et âme. Une myrrophore guérit l’âme et accompagne les grands moments de transition dans la vie en identifiant l’essence adéquate pour accompagner un processus de renaissance (la guérison d’une maladie, une grande transition ou libération peut être vue comme un processus de renaissance). L’accent n’est pas sur les propriétés médicinales de la plante, mais sur son essence spirituelle et sa capacité à élever l’esprit ou l’énergie d’une personne, l’aligner avec sa mission d’âme.  L’huile est alors utilisée pour ouvrir des portes que la personne n’arrive pas à ouvrir par elle-même et pour accompagner la personne à travers un seuil (de changement, de mort, de guérison…)

Bien sûr toute utilisation d’huile va avoir un effet sur les émotions et le corps physique, mais ce n’est pas le but premier de la myrrophore, son domaine est celui de l’âme. En guérissant l’âme, la médecine s’infuse automatiquement dans le corps énergétique et physique de la personne.

L’art de la guérison avec des huiles sacrées nous est parvenu de l’Égypte Ancienne où les huiles et essences de plantes étaient les offrandes les plus sacrées pour les dieux. Les murs du grand temple de Dendera, dédié à la déesse Hathor, contiennent certaines recettes d’huiles essentielles les plus anciennes, ainsi que des processus de distillation des plantes. Les prêtres et prêtresses d’Hathor très instruits dans l’art de la guérison avec les essences des plantes qui était une partie cruciale de leur initiation dans la Haute Alchimie égyptienne. Ils utilisaient également certaines essences et huiles essentielles pour induire des états de transe et accéder à la sagesse invisible, avoir des prémonitions et visions et élargir la conscience.

Certaines des myrrophores les plus connus étaient Marie et Marie-Madeleine qui avaient embaumé le corps de Jésus après sa mort et préparé son vaisseau physique pour la guérison et la renaissance.